Tous les Antibois et Juanais ont, un jour ou l’autre croisé, Johnny (Éric de son vrai prénom) qui baladait sa grande silhouette longiligne en bord de mer ou dans les rues de la ville et son regard bleu perdu dans l’infini

Depuis plus d’une vingtaine d’années si ce n’est plus, Il allait et venait, solitaire, une bouteille à la main.

Jamais, il a été agressif envers qui que ce soit, même quand il était totalement saoul !

Quand on croisait son regard, et qu’on lui souriait il souriait aussi.

Parfois, au gré de ses rencontres, il offrait à une jeune enfant une peluche oubliée qu’il avait trouvée sur un banc ou à une femme une fleur peut être dérobée au fleuriste du coin ou cueillie dans une jardinière de la ville.

De temps en temps, il demandait un peu d’argent mais juste ce dont il avait besoin, parfois seulement 50 centimes car c’est ce qui lui manquait.

Personne ne connait vraiment son histoire. Selon certains, il avait été médecin et sa vie a été brisée par l’accident dans lequel il a perdu sa femme et sa fille. Il buvait pour noyer un chagrin immense et tenter d’oublier.

On ne pouvait rester insensible à la souffrance de cet homme qui déambulait toujours seul.  Il était peu prolixe. Il ne parlait jamais de son passé, ou de lui. Parfois, il parlait de littérature, de poésie et déclamait quelques vers…, il vivait dans son univers. Il s’était exclu du monde, de ce monde où, il ne se voyait pas vivre sans l’amour de sa femme et de sa fille, sa seule et unique raison de vivre.

Voilà quelques commentaires, sur F….. :  « une vraie figure », « une légende », « une mascotte », « un homme très gentil »  . Tout le monde est unanime pour dire de lui que c’était un homme bien.

 

 

 

Il est parti rejoindre les siens.

On a tous des paroles qui nous restent en tête, une phrase retenue parce qu’elle fait écho à une situation, parce qu’elle nous touche particulièrement. Ce constat permet de mesurer l’importance de ce qu’on communique.

Je me souviens de la dernière fois où j’ai entendu la voix de ma mère. Le Samu était chez mes parents et devait la prendre en charge. Elle souffrait d’insuffisance cardiaque et régulièrement il fallait la transporter d’urgence à l’hôpital, ce qui arrivait de plus en plus souvent. Une de mes sœurs qui était sur place, m’a appelée pour me prévenir et j’ai entendu ma mère dire à un des soignants :  « Je vous fais confiance ». Le soir même elle décédait.

Dans mes oreilles, ont résonné longtemps et résonnent encore ces quelques mots ….les derniers mots que j’ai entendu de ma mère.

 

Du coup, ensuite, j’ai pris pour habitude de garder les messages que mon père déposait sur mon répondeur, je dois plutôt dire le message car c’était, presque, invariablement le même : « Bonjour c’est Papa, je voulais prendre de tes nouvelles. Gros bisous. Papa »

Moins de deux ans après, mon père est lui aussi parti… quand il me manquait trop, Je réécoutais ces quelques mots et puis un jour, j’ai, malencontreusement, effacé ce message.

 

Ces paroles de mes parents, marquent de façon assez particulière les souvenirs que j’ai d’eux.

C’est assez étrange quand on sait qu’ils étaient peu loquaces surtout pour tout ce qui les touchaient personnellement !

A la réflexion, c’est peut-être dû au fait que j’avais besoin d’entendre d’autres mots…. Ceux qui auraient pu éclairer toutes les zones d’ombre de l’histoire familiale.

 

Mes parents étaient de cette génération qui a connu la guerre. Ils n’ont jamais évoqué cette période trouble et douloureuse, surtout mon père qui a perdu presque tous les siens.

Trois mois avant de décéder, il m’a « lâché » quelques bribes sur ses origines. Je lui ai dit « Papa, il faut que tu m’en dises plus » ce à quoi il m’a répondu « Tu sais c’est une longue histoire, c’est difficile pour moi de te dire comme ça certaines choses, il faut du temps, la prochaine fois ».

Il est parti avant de me dire la suite, le peu qu’il m’a dit m’a permis de le comprendre un peu et de justifier certains présentiments mais j’aurais tellement aimé en savoir plus pour connaître mes racines.

 

Il est tellement important de transmettre. Le passé aide à savoir d’où on vient, qui on est et permet de savoir où on veut aller. Les secrets, les non-dits, les vérités en partie masquées, ne protègent pas, ce sont des entraves qui empêchent l’énergie de la vie de circuler librement.

 

Patricia

Pascale, Coach Professionnelle partenaire d’e-TellYou, nous partage un accompagnement qu’elle a fait auprès d’une personne atteinte d’un cancer. Elle nous rapporte ici avec beaucoup de délicatesse et d’humanité ses derniers moments de vie avec un besoin d’exprimer et de partager avec ses proches l’essentiel, ce qui compte vraiment.

Un Témoignage de Marie France, dont le nom restera secret conformément à son souhait. Atteinte d’un cancer généralisé à 41 ans, Elle décide de préparer ce chemin et pour cela, de se faire accompagner par un professionnel dans cette démarche. Elle me contacte à cet effet.

Depuis le début de sa maladie, Marie France, infirmière, maman de trois enfants, deux grands adolescents, et un petit bébé. Elle savait pertinemment que le temps était compté, approximativement deux ans pour préparer ce départ.

C’est vraiment très court et en même temps long pour envisager sa mort…et aider les autres à l’accepter.

Catholique, elle croyait bien en Dieu, mais sans avoir trop creusé la question.

Son objectif initial était de pouvoir accompagner ses proches face à cette situation et laisser à chacun un témoignage particulier.

  • Son bébé

Afin qu’il se rappelle tout l’amour qu’elle avait pour lui, lui partageant comme il lui avait été difficile de le laisser, lui partageant ses valeurs profondes, ce qui a conduit sa vie.

Mais à 18 mois, on ne peut comprendre ce manque, ce vide. Il a été convenu que ce serait bien après que l’enfant ouvrirait sa lettre, à l’adolescence, et y trouverait cette correspondance entretenue au fil de la maladie pour exprimer ses sentiments.

  • Ses enfants jeunes adultes, refusant totalement ce départ, pour amener de la douceur grâce à des rituels proposés pour « après » qui faisaient sens pour elle, et elle espérait pour eux.

Je me rappelle du rituel proposé pour rester en lien, qui consistait à lui apporter des petits bouquets de violettes sur sa tombe.

Je peux témoigner que sa fille s’est accrochée à ce « rituel » après son départ, donnant un peu de contenance, de couleur, de sens au vide, à l’absence.

Elle a aussi souhaité amener sa vision de la Vie pour les encourager à Vivre pleinement, à se réaliser, à être heureux.

C’est par l’écriture qu’elle a voulu les accompagner et nous avons posé les mots ensemble.

  • Son mari qui ne pouvait accepter la maladie, était si maladroit. Elle a donc encore choisi l’écrit pour lui laisser un témoignage particulier de ce qu’elle souhaiterait pour lui, et pour sa famille.

Elle a aussi tenu à exprimer des ressentis qui lui tenaient à cœur, pour se libérer.

Marie France s’est donc appliquée à écrire plusieurs messages essentiels à des dates différentes selon les destinataires.

Tout cela était pour accompagner les autres. En tant qu’infirmière, Marie France avait l’art de prendre soin des autres. Beaucoup moins d’elle.

Son objectif principal, et pourtant totalement inattendu, a été pour elle de prendre Soin d’elle.

Se poser avec une personne extérieure à la famille, et professionnelle de l’accompagnement, lui a permis de cheminer face à sa maladie. Il y a eu des dires, des rires, des pleurs, des silences partagés, de la compassion et aussi des choses à faire pour ouvrir le cœur et lâcher prise avec son mental.

Accueillir pleinement ce temps de cheminement intérieur pour en faire un temps choisi et non subi. Être ainsi une femme debout, libre d’un choix dans un espace non choisi. Accepter de ne pas être tout le temps forte et laisser les autres l’aider.

Être ici et maintenant plus que jamais.. Etirer le temps, le respirer , le savourer. Par les 5 sens.

Envisager avec le plus de sérénité possible son départ vers l’inconnu.

Nous avons ainsi cheminé 18 mois, chez elle, mais aussi dans les jardins de l’hôpital où elle suivait son traitement, puis dans sa chambre quand elle n’a plus pu sortir, puis dans ses derniers moments où elle pressentait la fin se présenter, avec une sérénité étonnante.

Je l’ai accompagnée professionnellement, comme elle m’a aussi accompagnée humainement à explorer cette réalité. Que cet article rende hommage à sa force et sa douceur.

A chaque accompagnement, encore 30 ans après, le sourire de Marie France s’inscrit comme une toile de fond, une image si confiante qui me fortifie dans mon travail.

 

Que retenir de cette démarche ? Elle permet vraiment d’ouvrir son cœur à cet inconnu pour l’apprivoiser et gagner en sérénité.

Elle permet de dire aux siens ce qui compte, et lever ainsi les fameux secrets de famille douloureux pour ceux qui restent après.

Elle permet de se connaitre, d’aller visiter de vieux ressentis cachés, alléger son cœur, et de partager de jolis moments de Joie profonde.

Pascale, Coach professionnelle partenaire d’e-TellYou.

Vous arrive-t-il, comme moi, de vous parler tout seul et même parfois à haute voix ?  Dans le contexte d’isolement social lié à la Co-Vid, on peut penser que c’est sans doute une façon de se sentir moins seul, mais pas forcément …

Je dois dire que je me parle toute seule, depuis toujours, tous les jours et même peut-être plusieurs fois par jour… que ce soit dans ma vie professionnelle ou même dans ma vie privée …

En fait, je n’ai jamais arrêté… en vieillissant, je fais juste attention à une chose, ne pas me parler à voix haute quand je suis entourée de gens que je ne connais pas beaucoup… simplement pour m’épargner des regards en coin !

Si à une époque on pouvait être vu comme des malades mentaux, ce n’est plus le cas maintenant. On emploie même la terminologie de discours autodirigé ou d’auto-conversation. Et cela aurait certaines vertus… plutôt rassurant de pouvoir se dire « je me fais la conversation, mais non je ne suis pas tarée ».

Me parler, m’aide à me concentrer, à rester focus sur ce que je fais.  J’arrive à comprendre plus vite les situations, les contextes, et, ensuite, à mieux envisager et programmer les actions à mettre en œuvre pour avancer ou résoudre un problème.

En fait, cela m’aide vraiment à réfléchir, à structurer ma pensée, à analyser et à progresser.

De façon plus légère, je peux aussi me donner du courage avec un : « Allez, vas-y » comme si je devais faire un saut à l’élastique ou me féliciter en me disant des choses du style : « Tu as bien fait » et même parfois un « T’es géniale ! ».

 

Ça c’est pour le bon côté de la chose, mais il y a, bien entendu, l’autre facette.

Je peux aussi être moins gentille avec moi en me disant : « Tu n’aurais pas dû » « C’est complètement idiot ce que tu as fait ou ce que tu as dit », « Tu es stupide », … et quand je suis vraiment dans ces discours négatifs, j’ai recours à Paulette…

Paulette, c’était le prénom d’une connaissance de mes parents. Alors que je devais avoir une dizaine d’années, je l’ai entendue dire à ma mère « Je vous plains avec vos 3 filles, les enfants c’est que des emmerdements ». Depuis ce jour-là, je n’ai vraiment pas aimé Paulette !  Et ensuite je me suis aperçue qu’elle était toujours mais vraiment toujours dans la critique.

Donc je fais appelle à Paulette c’est le nom que j’ai attribué à cette autre qui me critique, et je me dis : « C’est encore un coup de Paulette » et bien entendu, comme je me parle, je me/lui dis « Arrêtes Paulette, ça suffit, ça ne sert à rien de toujours être dans le négatif ! »

Quand Paulette continue, je lui demande de dire les choses différemment, par exemple au lieu de dire « Tu aurais dû faire…. », je lui suggère de «Tu as fait comme tu as pu ».

Parfois, je pousse même Paulette à aller au summum de la critique pour ensuite la remettre vraiment en place « Paulette t’exagère comme d’hab., c’est totalement disproportionné ce que tu dis et c’est pas si grave après tout ! » .  Cela me fait me rendre compte qu’en étant « polarisée » par ce reproche ou cette réflexion négative, je lui attribue une place sans commune mesure avec la réalité.

Paulette est d’un grand recours pour moi car peut-être l’avez-vous remarqué, on est souvent notre pire juge et ce qu’on se dit, on ne le dirait peut-être vraiment pas à quelqu’un d’autre…

Si ce n’est pas déjà fait, trouvez votre Paulette, une personne qui a existé ou qui existe, un personnage de film ou de BD, ou inventez-le. Vous verrez que ça va vous aider à progresser et à avoir une meilleure estime de vous !

 

Dans certains contextes, il est, cependant, difficile de s’empêcher de se reprocher à ce qu’on aurait pu, du ou oser faire ou dire.  On s’en veut terriblement, et on commence à ressasser, on fonctionne en boucle et on reste bloqué sur des situations ou sur des pensées ….

Pour pouvoir avancer, il suffit bien souvent d’oser dire ce qu’on garde au fond de soi.

Dans les cas très prégnants, on peut trouver très utile d’exprimer ce qui devient pesant, quitte à attendre quelques temps, plusieurs semaines, plusieurs mois ou même plusieurs années, pour le transmettre à la personne concernée quand ce sera plus compris, plus accepté ou plus pardonnable.

Quand on est dans des auto-discours négatifs récurrents et délétères, on peut aussi faire appel à des professionnels : coach, psy qui vont travailler sur l’estime de soi.

 

Patricia

Pour lutter contre le virus de la Co-Vid, j’ai été, comme tous, contrainte pendant des semaines à un certain isolement et à la distanciation sociale. Depuis quelques temps, le périmètre de déplacement n’est plus restreint et j’ai repris une de mes activités de loisir préférées : la randonnée. Et j’ai pu observer quelques petits changements dans les attitudes des uns et des autres….et ce n’était pas du tout dans le fait d’éviter de se croiser.

Dimanche dernier, je suis allée faire une petite randonnée au-dessus de Vence, la Cascade de Vescagne.

J’avais hâte de reprendre la randonnée non que je sois une grande marcheuse mais j’aime me retrouver en pleine nature, je trouve toujours très ressourçant d’être dans un espace naturel.

Et là ce qui m’a frappée, c’est de ressentir comme jamais, un incroyable sentiment de liberté. Quel bien-être d’être dans la nature tout simplement.

Une autre chose que j’ai trouvé assez étonnante, ce sont les gens que j’ai croisé… jamais je n’avais eu autant d’échanges.

Sur les sentiers de petites randonnées, il était devenu plus rare, d’entendre un vrai « bonjour » quand on croisait les gens…  J’avais parfois même l’impression d’ « arracher » ce mot à certains… Or le salut, aussi machinal soit-il, qu’il soit verbal ou gestuel, est le 1er pas de la socialisation.

Et ce jour-là, tous les gens que j’ai vu, m’ont non seulement offert leur bonjour avec un grand sourire mais beaucoup se sont arrêtés un instant pour parler et pour partager ce sentiment de liberté.

C’est sans aucun doute cette limitation du lien social qui induit un besoin plus grand de communiquer et d’échanger…et aussi de repenser notre rapport aux autres avec l’envie de leur exprimer tout ce qu’on n’a jamais pu, su ou osé leur dire….

Nous traversons une période où nous ressentons, peut-être, tous la nécessité de se recentrer et de retrouver notre nature profonde.

Le bonheur de la vie ne se trouve t’il pas en priorité en étant en harmonie avec soi, avec les nôtres, et avec tout ce qui nous entoure ?

Patricia

Tout le monde connaît l’expression « dialogue de sourds », et il n’y a rien de plus agaçant que de s’apercevoir qu’on parle dans le vide et que l’autre n’écoute pas, surtout quand on doit dire quelque chose d’important…

Comment faire pour être entendu ?

Peut-être avez-vous entendu parler de PNL pour programmation neurolinguistique ou de CNV pour communication non violente … cela demande une certaine maîtrise non seulement dans la pratique  de ces  techniques mais également une certaine capacité à analyser ses émotions et à se contrôler.

Je ne vais pas ici vous initier à la PNL ou à la CNV pour laquelle, si ça vous intéresse, vous trouverez plein d’information dans les nombreux articles, ouvrages ou sites internet qui y sont consacrés et que je vous invite, par ailleurs, à consulter !

Comme chacun sait, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… mais il existe quelques petites astuces que je partage avec vous…

 

1er truc :

 

Oubliez-le « faut qu’on parle », toujours dit de façon péremptoire et qui place l’autre dans la position d’un petit enfant. Cela déséquilibre totalement l’échange.

D’ailleurs, si on vous dit ça avec un ton autoritaire, ne me dîtes pas que vous pensez « c’est super, on va se parler ».

Ce n’est pas plutôt « Qu’est qu’il a encore à me dire » ou « ça va (encore) être ma fête »  ?

Et j’en suis certaine, il y a même des situations, où vous vous dîtes « Je vais lui laisser vider son sac et ça ira mieux après » et vous n’écoutez pas vraiment ce qu’on vous dit.

Et bien, c’est pareil pour les autres… alors bannissez cette expression.

 

En fait, le « Faut qu’on parle »  est totalement contreproductif pour ouvrir un  dialogue.

De plus, quand elle est le signe évident de l’absence d’espace pour échanger…. Et c’est certainement la première chose à mettre en place…

Pourquoi ne pas s’interdire les téléphones, la télévision au cours des repas et profiter de ces moments pour réellement partager …

Quand on est en famille, pourquoi ne pas programmer un rituel couple : boire le café, la tisane de fin de repas que tous les deux, ou aller promener le chien ensemble, etc… et également, accorder à chacun des enfants, le moment privilégié où il sera au centre de l’attention.

 

2ème truc :

Utilisez l’humour !

Si l’autre est fermé, c’est qu’un barrage s’est instauré, et le rire est un dissolvant à barrières et, à apriori,

c’est un excellent moyen pour dédramatiser une situation qui semble être bloquée, pour dépasser certaines tensions.

L’humour n’est pas donné à tout le monde, c’est vrai …

Vous pouvez cependant l’utiliser pour entamer le dialogue en racontant un truc drôle ou la dernière bonne blague que vous avez entendue. Ensuite, vous n’avez « plus qu’à » profiter de l’écoute de l’autre pour engager la conversation.

 

3ème truc :

Si vous souhaitez être entendu, il faut aussi savoir bien utiliser votre voix, car elle a tout son importance.

Avez-vous remarqué que si on est en colère ou stressé, on a tendance à parler plus vite, plus fort et, cerise sur le gâteau, pour nous les femmes, on monte dans les aigus… bref, tout est là pour que l’autre « ferme les écoutilles » !

Entre parenthèse, rassurez-vous Mesdames, en vieillissant notre voix devient plus grave et la voix de ces messieurs devient plus aigüe, et avec le temps, il y a moins de différence de tonalité….

Alors que vous serez plus écouté si vous parlez calmement, distinctement et en modulant votre voix pour marquer les passages importants pour vous.

Et lisez le 4ème truc pour être encore plus convaincu de l’importance de votre voix.

 

4ème truc :

Aborder l’autre comme un autre soi-même, c’est-à-dire en le considérant réellement d’égal à égal, permet d’adopter une attitude qui contribue largement à la communication non verbale.

Selon Albert Mehrabian, chercheur en psychologie californien, quand on communique sur des sentiments ou des états d’esprit, en face à face, la perception par l’autre de ce qui est dit, dépend pour 7% de ce qui est dit (les mots), de 38% de la façon dont cela est dit (son et intonation de la voix) et pour 55% du langage du corps (posture, expressions du visage).

C’est fou !

Donc inutile de vouloir faire avaler des couleuvres à l’autre…. car si on n’est pas dans la vérité et sincère avec soi,  notre voix et notre corps vont nous trahir … l’autre sentira un malaise et sera moins dans l’écoute…

Et enfin, toutes ces astuces restent inutiles, si vous ne tenez pas compte du 5ème truc…

 

5ème truc :

Choisissez le meilleur moment pour être entendu !

Dire les choses entre deux portes ou quand l’autre est polarisé par son émission télé préférée … c’est à coup sûr ne pas se faire entendre … ; et s’exprimer à une personne qui n’a pas les mêmes références, les mêmes représentations, les mêmes connaissances du sujet que vous, c’est comme parler basque à un chinois….

Ce meilleur moment c’est quand l’autre est disponible et également quand il est en mesure de vous comprendre.

 

 

Patricia